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  • jérome Bruchard

Effets physiologiques de la CCE




Effets physiologiques de la CCE


+ Effets antalgiques


Le choc thermique provoque un ralentissement de la conduction nerveuse des fibres C et Aδ de la voie de la sensibilité thermo-algique périphérique.

Dans la CCE, l’ensemble du corps est exposé au froid, donc tous les récepteurs thermiques présents à la surface de la peau sont stimulés. Lorsque le cerveau reçoit des messages, qui proviennent de l’ensemble de l’organisme, l’intégration de la douleur est désorganisée. Cela explique la persistance du phénomène antalgique après la séance. La diminution des messages nociceptifs s’explique aussi par la diminution des médiateurs de l’inflammation.


+ Effets anti-inflammatoires


"Après cinq séances hebdomadaires de 2 min à -110°C, une seule fois par jour, chez des rugbymen, Banfi a mis en évidence une légère augmentation des cytokines antiinflammatoires IL-10 et une diminution des cytokines pro-inflammatoires IL-2 et IL-8. La diminution des prostaglandines 2 (PGE2) montre que l’inflammation est moins importante après la CCE. Lubkwoska et al. démontrent qu’à partir d’une dizaine d’expositions à une température de -130°C pendant 2 min, il y a une augmentation de la concentration des cytokines anti-inflammatoires IL-6 et IL-10, et une diminution de la concentration en cytokines proinflammatoires IL-1α. Il semblerait, d’après cette étude, que 20 expositions soient plus efficaces que dix, cinq expositions n’étant pas suffisantes pour constater des changements significatifs. Leppaluoto et al. ne trouvent pas de différences significatives dans la concentration plasmatique des IL-1β, IL-6, ou des TNFα (cytokine pro-inflammatoire) pour l’exposition de femmes en bonne santé, à raison d’une exposition à -110°C pendant 2 min, une fois par semaine, pendant 12 semaines. La diminution des cytokines proinflammatoires et l’augmentation des cytokines anti-inflammatoires ont été retrouvées par l’équipe de l’INSEP en 2011. Selon Lubkowska, les concentrations en lactate, en histamine et en bradykinine diminuent fortement lors d’une exposition à un froid intense alors que la concentration en angiotensine augmente.


+ Effets anti-œdémateux


On comprend que le rôle anti-inflammatoire de la cryothérapie puisse agir sur l’œdème post-traumatique. Nombreuses sont les publications qui valident cet effet lorsque la cryothérapie est appliquée localement .


+ Effets cardiovasculaires


La fréquence cardiaque augmente, par stimulation du système sympathique, au décours d’une séance de CCE . Une adaptation survient après une exposition quotidienne. Après une exposition à -110°C, la pression artérielle systolique s’élève de 24 mmHg. La différence entre la pression artérielle systolique avant la CCE et après la CCE est de 24 mmHg alors que la pression artérielle diastolique augmente de 10 mmHg (14, 15). Les passages répétés dans le caisson hypothermique ne montrent pas d’adaptation de la tension artérielle. Cet effet sur la tension artérielle justifie la contre-indication de la CCE en cas d’HTA non contrôlée. Une exposition de 2,5 min à la CCE à -110°C engendre une hausse significative de la variabilité du rythme cardiaque . Il n’existe pas d’effet délétère pour les fonctions cardiaques. On constate une légère augmentation de la NTproBNP, liée au stress induit par la cryothérapie corps entier, mais pas de modification des marqueurs cardiaques hsCRP et troponine chez des rugbymen, après leur entraînement quotidien suivi d’une séance CCE (2 min à -110°C) pendant 5 jours. Cette absence de modification des fonctions cardiaques des athlètes (fréquence cardiaque, tensions artérielles systolique et diastolique) est confirmée par Bonomi et al . Zalewski constate que la CCE stimule fortement les réflexes des barorécepteurs cardiaques en réponse aux variations hémodynamiques qui modulent la fréquence cardiaque et la tension artérielle."


Le froid réduit les inflamations



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